mardi 15 février 2011

Il était une fois... 1

Oiseaux prêts au décollage
Parfois le dimanche nous allions à Tit Mellil (que j’appelais La petite Mellil). Il y avait un aéro-club et je regardais les petits avions décoller au dessus des champs. Je revois le drapeau rouge et blanc en forme de tube qui indiquait la direction du vent. Je ne sais pas si on y pique-niquait ou si nous nous y arrêtions en revenant de « la forêt ». J’imaginais qu’il se trouvait très loin de chez nous et ça me fait drôle de lire qu’aujourd’hui il est situé dans la banlieue-est de Casablanca.

PS: Je viens d’apprendre qu’Abbas Kiarostami tournerait en avril son nouveau film « The End »... au Japon et en japonais ! Pour une nouvelle, c’est une nouvelle.  

lundi 14 février 2011

Amour, quand tu nous tiens...

Votre personne, vos moindres mouvements me semblaient avoir dans le monde une importance extrahumaine. Mon cœur, comme de la poussière, se soulevait derrière vos pas. Vous me faisiez l’effet d’un clair de lune par une nuit d’été, quand tout est parfums, ombres douces, blancheurs, infini ; et les délices de la chair et de l’âme étaient contenues pour moi dans votre nom que je me répétais, en tâchant de le baiser sur mes lèvres. Je n’imaginais rien au-delà.
Gustave Flaubert, L’Éducation sentimentale
Au supermarché du quartier, sur l’étagère dédiée aux petits dîners aux chandelles de la Saint Valentin, on trouve des camemberts frits et leur confiture d’airelles.
Tous les magasins, tous les restaurants, affichent dans leur devanture des petits coeurs rouges, des colombes blanches, des pommes d’amour. Ils rivalisent d’imagination pour leur menu de Valentine’s Day. Le rouge dans la vitrine des restaurants thaï ou chinois n’est pas celui des coeurs mais de petits bonhommes en costumes qui nous souhaitent une bonne année du lapin.
Pas de coeur non plus sur la porte rouge de la caserne des pompiers qui malgré tous les coeurs embrasés de par et d’autre de la rue, devront rester les bras croisés !

dimanche 13 février 2011

Vie de Cocagne

Un beau jour sur la grève, j’ai écrit son nom, mais survinrent les vagues et tout fut effacé.
Recommençant je l’ai écrit une autre fois, mais survint la marée qui fondit sur ma peine.
Homme vain, dit-elle, tu veux en vain tenter d’immortaliser quelque chose de mortel quand moi-même dois semblablement disparaître, que jusqu’à mon nom doit être ainsi balayé.
Non point, fis-je, de moins nobles choses se voient finir en poussière.
Toi, ton renom vivra, mes vers vont éterniser tes vertus si rares, et dans les cieux vont écrire ton nom glorieux.
Là, quand la Mort aura soumis le monde entier, notre amour vivra, renouveau de vie future.

Amoretti #75 de Edmund Spenser (1594)
Quelqu’un m’a dit cette semaine qu’une de ses connaissances venait de gagner une somme astronomique au loto. Elle s’est acheté 7 maisons. Elle en loue 6. En décembre, au réveil, en ouvrant ses rideaux, constatant qu’il avait neigé, elle s’est précipitée pour acheter, non pas une paire de bottes ou des gants, mais un gros 4x4 dernier cri.
Je lui ai dit comme ça, d’un ton rêveur – où affleurait une petite pointe de jalousie, que moi, j’achèterais une maison en France et que je voyagerais. Ce qui, d’un côté, est un peu paradoxal.
Les rêves et les désirs fluctuent, je sais, mais ce matin, en imaginant ce que je ferais si je venais de gagner le gros lot, je me vois vivre à Paris. Je me vois passer au moins un an à « ne rien faire ». Je suivrais des cours d’histoire de l’art – par exemple je serais la plus assidue à ceux dispensés par le Musée d’Orsay sur La figure de l'artiste du XIXe siècle dans la fiction (ici), je visiterais les musées du  monde entier... Rêves bien sages...  

Mais il y a aussi toutes ces choses que l’argent n’achète pas et pour lesquelles il ne servirait à rien de devenir riche comme Crésus...

samedi 12 février 2011

Miracle!

La gare avait une architecture futuriste. Je m’approche du guichet, je montre mon billet (il y a un 2 noir écrit dessus) et je dis que je veux aller à Bastille. L’employé me dit : « Vous allez devoir payer £10 ». Je règle le montant. Quelqu’un derrière moi me dit que c’est fou d’avoir payé autant, que personne n’a jamais payé autant pour un ticket de métro, et que cette histoire va faire rire toute la RATP. Et nous nous mettons à rire nous-mêmes. Je pense soudain que maintenant je n’ai plus de fric, qu’il ne me reste plus que €175. Je pense à mon compte en banque : c’est une boîte à chaussure poussiéreuse où se trouvent 2 ou 3 billets chiffonnés.
Je me suis réveillée : ça y’est, nous étions samedi ! Youpi !

vendredi 11 février 2011

Vivement demain!

Le vendredi finit toujours par arriver, et en ce moment ce sont des journées de 12h non stop, juste le temps de manger sur le pouce.
Il ne se passe pas grand chose en ce moment : je travaille, je lis peu, j’ai tout le temps sommeil, j’attends le week-end comme le messie...
Vivement la fin du mois!

jeudi 10 février 2011

But

Ces jours-ci, je ne pense qu’à ma vie après le 25.
Toutes mes heures de libre – si on exclue celles que je passe au cinéma ou devant un feuilleton danois vraiment haletant...
Je les passe à préparer le 25 de ce mois-ci.
Après je vais revivre.

mercredi 9 février 2011

I will survive!

Il fait un temps magnifique, le soleil brille de tous ses feux. Il fait si bon...
Mais tout le reste n’est pas très « jojo »... Une semaine à rayer de mes tablettes !