J’ai été trop sévère hier soir avec Black Swan. En fait il est très ingénieux, on se laisse prendre et il devient de plus en plus difficile de démêler la réalité des fantasmes schizophrènes de l’héroïne. C’est un film très sombre, couleur des plumes du cygne noir, la seule couleur est le rouge sang. Gris, gris bleu, bleu nuit. On ressent un vrai malaise à le regarder, on y « laisse des plumes ». Si la salle s’est souvent esclaffée, si les rires fusaient devant le cinéma à la sortie, c’est sûrement pour retrouver bien vite son propre goût de vivre, pour oublier les corps anorexiques des danseuses, leur pâleur maladive, leur détresse. Ce matin je me rend compte que c’est un film très bien fait mais moche à regarder. Et que c’est « étudié pour ».
Guchūreki signifie en japonais « calendrier annoté ». Les nobles, tels que le puissant Fujiwara no Michinaga (966-1027), l’utilisaient pour écrire leurs Journaux Intimes : sous la date du calendrier se trouvaient des informations sur les planètes, les signes astrologiques, les jours de chance et les dates néfastes. Il restait un espace pour écrire ses pensées.
mardi 25 janvier 2011
lundi 24 janvier 2011
La danse des canards
Je sors tout juste de Black Swan de Darren Aronofsky. J’espère ne pas faire de cauchemar cette nuit. Quelle horreur ! Mais je ne regrette pas l’avoir vu...on a bien ri tellement il est over the top. Epouvantable dans tous les sens du terme !
dimanche 23 janvier 2011
« Allons, mon cher enfant, je veux vous faire voir aujourd’hui de belles choses. »
Il frotta sans y penser l’anneau dont il ne connaissait pas encore la vertu. Aussitôt un génie d’une figure énorme et d’un regard épouvantable s’éleva devant lui comme de dessous la terre, et dit à Aladdin ces paroles: « Que veux-tu ? Me voici prêt à t’obéir comme ton esclave, et l’esclave de tous ceux qui ont l’anneau au doigt, moi et les autres esclaves de l’anneau. » En tout autre temps et en toute autre occasion, Aladdin qui n’était pas accoutumé à de pareilles visions, eût pu être saisi de frayeur, et perdre la parole à la vue d’une figure si extraordinaire ; mais occupé uniquement du danger présent où il était, il répondit sans hésiter : « Qui que tu sois, fais-moi sortir de ce lieu, si tu en as le pouvoir. »
Histoire d’Aladdin ou la lampe merveilleuse dans Les Mille et une Nuits
En ce jour d’hiver
Je rêvais d’une mise au vert
D’humer du bon air
D’épier de vrais-faux pics-verts
En compagnie d’êtres chers
Avec qui je ferais bonne chère...
Et c’est exactement ce que je vais faire !
samedi 22 janvier 2011
Enfin!
vendredi 21 janvier 2011
C'est ma fête!
De quoi sera faite ma fête? De travail acharné. Et la capacité que j'ai, ces jours-ci, de prendre plaisir à noircir les pages de mon agenda de toutes sortes de rendez-vous et de réunions - comme pour mettre à l'épreuve ma bonne humeur - frise le masochisme.
Jamais je n'ai autant attendu un lendemain de fête!
jeudi 20 janvier 2011
4 fers en l'air
mercredi 19 janvier 2011
Formule pratique
| Saint-Germain l'Auxerrois |
« La vie est ailleurs », j’aime le titre du roman de Milan Kundera. Ces quatre mots sont très utiles pour prendre du recul face à un stress. Ils permettent de garder son intégrité, son calme, de se protéger.
C’est un vrai sésame qui ouvre la porte vers cet « ailleurs », et le temps d’imaginer où il se situe, ce qu’il représente, ça y’est, le recul est pris, la machine peut repartir.
Hier je n’ai pas eu besoin de ces quatre mots, même si nous étions mardi, la journée honnie du trimestre dernier. L’ailleurs me parvenait sans leur aide. Par exemple, au moment où je m’en voulais de ne pas m’être préparé un sandwich en notant les files d’attente devant les sandwicheries du quartier – les employés n’ayant qu’une heure de pause sont prêts à vous écharper vif si vous hésitez, ne serait-ce qu’une seconde, sur le pain, sa garniture et son assaisonnement... et, pour les mêmes raisons, de l’autre côté du comptoir, les préposés aux sandwichs, de peur de perdre un client, survoltés, vous rudoient, vous traitent avec mépris... – bref, au moment où je pensais que l’affreuse cantine et les écoeurants sandwichs tout préparés ne me disaient rien qui vaille et que j’étais condamnée à travailler toute une journée le ventre creux, un texto arrivait me souhaitant gentiment de « trouver un petit coin pour déjeuner ». Cela me décida aussitôt à acheter un mauvais sandwich. Je venais à peine d’en grignoter un morceau quand une invitation à dîner m’arriva comme pour me consoler de cette maigre pitance. Dorénavant je ferai mon propre pack lunch !
Le ciel était d’un bleu éclatant, comme ce matin. Il faisait penser aux mers du Sud. Et pour mettre de bonne humeur il suffit de penser au documentaire de la BBC sur le Pacifique Sud narré par Benedict Cumberbatch (alias Sherlock Holmes). La façon dont il commente les coutumes locales, la danse nuptiale des insectes, la chenille carnivore qui grignote les feuilles pour mieux attraper ses proies, l’accouplement des phoques, est très drôle.
Il y a aussi autre chose qui me met de bonne humeur, c’est de penser aux journées trépidantes de H. Il aime à dire en riant : « J’ai toujours beaucoup travaillé, c’est vrai ! » Ce n’est pas un workaholic, son travail le passionne, c’est tout. Le matin, il met un point d’honneur à se lever tôt pour bouquiner, ensuite il travaille d’arrache-pied, il a pleins de réunions qu’il dirige, il doit se déplacer sans cesse dans le monde entier, mais il est si bien organisé qu’il a le temps d'avoir une vie sociale, de courir les expos, de voir tous les films qui sortent, d’aller à l’opéra, le soir il poursuit ses lectures... Moi je trouve que ça galvanise de savoir que de telles personnes existent ! Mais ce qui me fait le plus plaisir c’est quand je l’ai entendu dire, face à l’adversité : « Cela ne m’affecte pas tellement car la vie est ailleurs ».
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